Façade d'immeuble ancien en cours de rénovation, étayée par des supports de chantier.
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Dispositif Jeanbrun dans l'ancien : travaux, DPE et pièges

Publié le · Mis à jour le · 7 min de lecture

Le dispositif Jeanbrun ne se limite pas au neuf : l'ancien est éligible, à condition d'une rénovation lourde. C'est une voie intéressante pour viser des emplacements de centre-ville, mais elle suppose de maîtriser travaux, performance énergétique et calendrier.

Les conditions propres à l'ancien

Comme dans le neuf, le bien doit être un logement collectif (appartement), loué nu en résidence principale pendant 9 ans, à loyer plafonné et à des locataires sous plafonds de ressources, sans louer à un proche. S'ajoutent deux exigences spécifiques : des travaux d'au moins 30 % du prix d'acquisition et l'atteinte d'une haute performance énergétique après rénovation.

Quel niveau de DPE viser ?

Contrairement à ce qui circule souvent, l'étiquette énergétique n'est pas une condition générale de l'ancien. Le texte ouvre trois voies alternatives : des travaux concourant à la production d'un immeuble neuf au sens fiscal ; des travaux d'amélioration représentant au moins 30 % du prix d'acquisition ; ou une réhabilitation lourde. Seule cette troisième voie emporte, par renvoi, une exigence de classe A ou B. Un projet passant par les 30 % de travaux n'a donc pas d'objectif de DPE à atteindre au titre du dispositif — ce qui ne dispense évidemment pas des obligations de décence énergétique de droit commun.

Une base amortissable élargie

Bon point pour l'ancien : l'amortissement se calcule sur 80 % du prix d'acquisition augmenté du montant des travaux. Les travaux de rénovation viennent donc gonfler la base amortissable. En revanche, les taux d'amortissement sont un cran sous le neuf : 3 % (intermédiaire), 3,5 % (social) et 4 % (très social).

Pièges et points de vigilance

  • Le chantier : dépassements de coûts et de délais sont la première cause d'échec — chiffrez avec marge et entourez-vous de professionnels.
  • Le seuil de 30 % : documentez précisément la nature et le montant des travaux éligibles.
  • Le DPE : faites réaliser un DPE projeté avant achat pour vérifier l'atteinte de la cible.
  • Le déficit foncier : dans l'ancien, l'articulation de l'amortissement avec le plafond de déficit foncier (10 700 €, voire 21 400 € en rénovation énergétique) reste à préciser — un point à confirmer.

Neuf ou ancien : rappel

Le neuf offre des taux plus élevés et la simplicité ; l'ancien rénové vise des emplacements rares et crée de la valeur par les travaux. Le bon choix dépend de votre appétence pour le pilotage de chantier et de votre cible patrimoniale. Voir notre comparatif détaillé neuf ou ancien.

Questions fréquentes

Quel montant de travaux faut-il dans l'ancien ?

Au moins 30 % du prix d'acquisition du logement, sous forme d'une rénovation lourde (isolation, chauffage, ventilation…) permettant d'atteindre une haute performance énergétique après travaux.

Les travaux entrent-ils dans la base amortissable ?

Oui : dans l'ancien, l'amortissement porte sur 80 % du prix d'acquisition augmenté du montant des travaux, ce qui élargit la base amortissable par rapport au seul prix d'achat.